Jeudi 31 décembre 2009
4
31
/12
/Déc
/2009
10:25
Quelle idée ... partir un 24 décembre au soir ... Le départ d'un aéroport improbable fruit de la reconversion d'une base militaire américaine en Allemagne, à la frontière française. Un aéroport
"familial" en quelque sorte ... et l'avion était à l'heure à Zweibrücken.
En cette période si particulière, à l'arrivée vers 19 heures tout est désert à Berlin-Schönefeld. Loin de tout dans le froid les halls de l'aéroport, les couloirs qui mènent aux trains
sont vides, les cinquante passagers de ce vol à moitié rempli se sont évanouis, chacun dans des directions différentes. Il ne reste qu'une dizaine de personnes agglutinées devant les distributeurs
de billets de "S-Bahn" dont les explications sont difficiles à interpréter même en français.
Un train de la Ligne 9 attend sur le quai... nous sommes trois à monter dedans... et c'est tout! Il se met en route et voilà Berlin nous appartient, même si on ne sait pas très bien jusqu'où
va ce train! Grâce aux explications d'une dame qui nous explique le principe de ces transports nous parvenons à notre destination : Greifswalder Strasse. Cette station entre banlieue et ville est
elle aussi fantomatique. Le hasard nous guide dans la bonne direction car la numérotation berlinoise n'a rien de logique, pas de côté pair, pas de côté impair ... les batiments sont numérotés de
manière croissante "en fer à cheval" on commence d'un côté et on redescend de l'autre ... Dans ce contexte, trouver notre hotel dans ce début de nuit glaciale, sur des trottoirs verglacés sur
lesquels la valise glisse plus qu'elle ne roule et où nous patinons plus que nous ne marchons, relève du pur bonheur et d'une sacrée dose de chance. D'autant plus que l'accès à l'hotel n'est
pas de toute évidence... une ancienne usine, réaménagée dans le plus pur style loft, abritant une académie de billard, un bar branché et la réception au troisième étage ... Dans ce quartier de
Prenzlauer Berg, très huppé et recherché, ce pied à terre se révèlera être un excellent choix.
Noël à Berlin ... tout est fermé, ou presque! Sans compter le 25, jour de Noël, et le 26 qui est le Stefanstag, férié en Allemagne... et pour finir le 27 qui est un dimanche et où normalement tout
est fermé aussi. Un restaurant asiatique ouvert le soir du 24 permettra de reconstituer des forces entamées par ces premières émotions... Le 25 au matin sera encore désert, les berlinois préférant
rester au chaud chez eux malgré un fort radoucissement. Mais heureusement les marchés de Noël sont encore actifs pour quelques jours et il y en a partout... donc pas de problème pour se restaurer.
Bratwurst, Currywurst, bretzels, feront l'affaire pour les repas de midi... quelques bières et quelques chataignes dont le prix est incroyablement élevé (de deux euros à 3 euros les cent grammes ce
qui représente environ six chataignes)...
Dans l'après-midi du 25, les gens sortent et, arpentant vaillamment ces marchés de Noël, ils mangent, boivent causent ... c'est fou ce qu'ils peuvent boire et manger ces berlinois. Le soir les
restaurants ouvriront plus largement leurs portes, le 26 quelques commerces et le 28 au matin la vie reprendra définitivement ses droits et l'agitation deviendra alors celle à laquelle on peut
s'attendre d'une capitale de trois millions d'habitants... Une découverte que cette ville engourdie!
Une version courte (4mn) et une version plus longue (8mn), mais malheureusement beaucoup de perte de définition avec le format de mise en ligne...
Impressions berlinoises (4mn)
Berlin Noël 2009 (8mn)